Alimentation et terroir

Une production respectueuse de l’environnement implique un respect des cycles naturels de la vie, le but étant de produire des aliments variés et sains pour la population locale.
Il est donc fondamental de promouvoir des produits de qualité, sains, issus d’une culture proche de la nature et de revaloriser le potentiel de production de l'agriculture de proximité.
Par ce biais, le Canton peut s'assurer de la protection des paysans, de leurs familles et leurs animaux et leur fournir un revenu juste, à la hauteur de leurs efforts. 
Alimentation et terroir
Quelle agriculture pour Genève ?

 

Une production respectueuse de l’environnement implique un respect aux des cycles naturels de la vie, le but étant de produire des aliments variés et sains pour la population locale. 

De manière générale la politique agricole qui a suivi la 2ème guerre mondiale a été orientée vers une augmentation forte de la productivité dans deux buts : augmenter le niveau de vie des paysans, offrir au consommateur des denrées alimentaires bon marché. Toutefois cette politique a été trop loin, elle a conduit à un nivellement des produits, des paysages, des goûts et finalement des paysans eux-mêmes.

Des produits de qualité

Il ne s’agit pas de regretter le «bon vieux temps» et de sombrer dans la nostalgie mais de promouvoir des produits de qualité, sains, issus d’une culture proche de la nature et de revaloriser le potentiel de production de l'agriculture de proximité.

 

La fuite en avant vers la quantité réduit la qualité des produits mais se paie aussi cher en termes de dommages sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, forte consommation d’énergie, pollution des sols et de l’eau, affaiblissement de la résistance naturelles des plantes et des animaux.

 

Au plan mondial, l’agrobusiness et l’industrie alimentaire se donnent la main pour promouvoir une agriculture dénaturée et le fast food, au détriment de notre santé et de celle de la terre.

 

Il s’agit maintenant d’aller vers de nouveaux équilibres, fondés sur les critères que sont santé, proximité, diversité, équité et modes de production proches de la nature.

Favoriser les produits locaux

 

En Suisse, une part croissante de l’alimentation des animaux d’élevage en particulier des bovins (viande et lait) est fournie par du tourteau de soja essentiellement brésilien.

 

La très grande majorité du soja dans le monde sert à l’alimentation animale alors qu’il conviendrait parfaitement à nourrir les humains, soja qui est de plus en plus en OGM et sur des terrains arrachés à la forêt tropicale.

 

D'autres produits concurrencent de manière déloyale nos producteurs locaux, comme les tomates du Maroc ou d’Espagne produits, tout en exploitant les salariés locaux.

 

Tout cela doit nous conduire à davantage privilégier les produits locaux et à réduire la consommation de viande, ce qui sera aussi propice à notre santé et à celle de notre porte-monnaie.

Un contrat pour la qualité, la santé et l'environnement

 

A Genève, depuis de nombreuses années, se développe une prise de conscience autour de la qualité agro-alimentaire.

 

Le label Fourchette verte promeut une alimentation saine dans la restauration collective, notamment dans les cuisines scolaires ; le label GRTA soutient la promotion de la production genevoise, qui certes ne peut couvrir qu’une partie de nos besoins (taux d’auto-approvisionnement d’environ 20%, et de 45% si on prend l’agglo franco-valdo-genevoise) mais qui permet de revaloriser le potentiel de production local. Le bio se développe ainsi que l’agriculture contractuelle de proximité ainsi que la vente directe.

 

Ce sont là des éléments d’un nouveau contrat entre ville et campagne, entre consommateurs et producteurs, autour de la qualité nutritionnelle, gustative, sociale et environnementale.