Notre territoire

La répartition des entreprises et de l’emploi est cruciale, tout comme celle des logements, des infrastructures publiques telles que les écoles, les transports, les lieux culturels ou sportifs à l’échelle de la Région.
La cherté des loyers repousse les PME du centre et les répartit de manière non-maîtrisée et inéquitable sur le territoire.
Or, il existe des moyens concrets de soutenir les PME locales, de préserver les emplois, de les maintenir dans nos centres urbains et de préserver ce qui fait la diversité de notre tissu économique, telles que l’utilisation des droits de superficie et le soutien aux coopératives d'entreprises.
Notre territoire
Défendre les emplois locaux

 

La mondialisation ne laisse pas seulement sur le carreau un nombre toujours plus important de nos contemporains, mais met aussi à mal la diversité du tissu économique de nos agglomérations urbaines. Les centres villes dans le monde occidental s’uniformisent, avec toujours les mêmes grosses enseignes qui prennent les places de choix et poussent les entreprises locales à la périphérie ou les amènent simplement à poser leur bilan, faute de trouver une solution adéquate. 


Le prix du mètre carré au centre ville le rend inaccessible non seulement à l’immense majorité des locataires, mais encore aux petites et moyennes entreprises locales, qui confèrent leur caractère singulier aux villes et cela est vrai aussi à Genève. Cette soupe mondialisée insipide n’est pas inéluctable et il existe des moyens concrets de soutenir les PME locales, préserver les emplois que les multinationales ne remplacent pas, les maintenir au moins partiellement dans nos centres urbains et préserver ce qui fait la diversité de notre tissu économique.

Appliquer la coopérative d’habitation aux entreprises

 

La coopérative d’habitation est un moyen que les locataires ont trouvé pour se protéger de la spéculation. Les logements naissent sur un terrain qui appartient à une collectivité publique qui leur laisse un droit de superficie. Les fonds propres restent stables et garantissent la sécurité financière du bâtiment. On rentre dans ses frais, ni plus, ni moins et l’Etat s’assure une rentrée modérée et stable.


L’idée que je promeus ici est de reprendre ce système et l’appliquer aux PME.

Cette proposition contient plusieurs avantages. Premièrement, les PME voient leur loyer protégé de la spéculation, leur permettant de faire face avec un peu plus de sérénité aux aléas de l’économie. En concevant un bâtiment commun à plusieurs PME, on garantit une utilisation la plus rationnelle possible du sol, certains espaces (comme des salles de réunion) pouvant être partagés. De plus, elles restent au moins partiellement dans les centres urbains, à côté des grandes enseignes qui ont déjà beaucoup pris. Qui plus est, le risque financier étant partagé par plusieurs entreprises, la sécurité financière du bâti est bien plus solide.

Le rôle des collectivités publiques

 

Le Canton doit ici avoir un rôle de facilitateur et d’incitateur et c’est ainsi que j’envisage aussi la mission d’une Conseillère d’Etat. La FTI compte plusieurs centaines de demandes de surfaces, dont plus de 200 de 50 à 250 m2, soit des surfaces très petites pour les zones industrielles. Un hôtel industriel des PME qui regrouperait certaines d’entre elles sous forme de coopérative serait la meilleure manière de garantir aux PME le loyer le plus modéré possible, au Canton un rendement minimal et l’une des conditions pour le maintien de ces emplois dans notre région. La construction de telles coopératives pour des boutiquiers, des artisans, des boulangers, etc. aurait toute sa place dans nos centres urbains avec les mêmes objectifs.