AVS+
AVS+

Photo : Carlos Serra

press to zoom
1er mai 2014
1er mai 2014

Photo : Demir Sönmez

press to zoom
Nationales 2015
Nationales 2015

Photo : Demir Sönmez

press to zoom
AVS+
AVS+

Photo : Carlos Serra

press to zoom
1/5

Emploi et insertion professionnelle

La crise du Coronavirus a été un véritable choc pour l’économie mondiale.

De nombreux secteurs ayant été mis à l’arrêt ou fortement ralentis, cela s’est traduit par une hausse considérable du nombre de demandeur·ses d’emploi à Genève.

Si les politiques d’aides mises en place au niveau national ont permis de limiter la casse, des efforts seront encore nécessaires pendant plusieurs années et devront être intensifiés dans les domaines qui ont le plus souffert des fermetures décrétées par les autorités (hôtellerie-restauration, culture).

Les conséquences de cette crise seront durables et impliquent que l’on consacre les moyens nécessaires pour une politique de l’emploi efficace.
Emploi et insertion professionnelle
Emploi et relocalisation

 

La crise du Covid a démontré la dépendance de nombreux secteurs de l’économie aux échanges internationaux et aux ressources extérieures. Au début de la pandémie, alors que de nombreuses régions asiatiques étaient confinées, des entreprises suisses ont été contraintes de ralentir leur activité pour des raisons d’approvisionnement.

 

Mener une politique de l’emploi efficace, c’est désormais agir pour favoriser les circuits courts et l’autonomie de notre économie. Il faut impérativement encourager le rapatriement des emplois supprimés en Suisse après des décennies de délocalisations. La mondialisation débridée a clairement montré ses limites et ses effets pervers.

 

Le Conseil d’Etat genevois doit désormais agir en faveur d’un développement cohérent et local de notre économie. Cet élan doit permettre la création de nombreux emplois pérennes qui bénéficieront à la population genevoise.

La promotion économique de notre canton ne devrait pas consister à courir après les grands groupes internationaux en menant une politique de sous-enchère fiscale. Genève a besoin de davantage d’emploi durables, moins dépendants des choix conjoncturels d’entreprises multinationales. Les postes de travail créés à Genève par des sociétés avant tout intéressées par un taux d’imposition bas sont les premiers à disparaître lorsque ces mêmes sociétés trouvent des conditions fiscales encore plus avantageuses ailleurs dans le monde.

 

Ce développement économique court-termiste profite peu à la population et ne crée presque pas d’emplois durables. Notre politique économique doit favoriser les PME réellement implantées dans la région et qui promeuvent un savoir-faire local.

Il faut que le gouvernement genevois mette en place les conditions pour permettre cette relocalisation de l’économie à travers des politique fiscale et d’investissement cohérentes, des aides à l’entreprenariat local et un département de la promotion économique et de l’emploi dirigé vers cet objectif.

 

Il convient également de privilégier l’essor sur le territoire genevois des écoparcs, des zones industrielles qui privilégient la collaboration entre les entreprises et une optimisation des ressources.

Accompagnement des demandeur·ses d’emploi

Genève est le canton qui compte le plus haut taux de chômage en Suisse. Un important travail doit être effectué au niveau de l’Office cantonal de l’emploi afin d’accompagner au mieux les demandeur·ses d’emploi. Une approche globale doit être adoptée, permettant de mettre en lien les intérêts des chômeur·ses et leurs compétences avec les besoins des entreprises genevoises. Parce que l’emploi a un rôle fondamental dans la structuration de nos vies, puisque la valeur «travail» reste l’une des principales sources pour les individus pour trouver leur place dans la société et la rémunération d’une vie digne.

La même personne doit donc comprendre à l’échelon du chômeur les besoins du secteur dans lequel celui-ci cherche un emploi et ses besoins de complément de formation si nécessaire. Pour ceci, il devrait aussi être en lien avec les entreprises du dit secteur d’activités pour pouvoir leur présenter rapidement des personnes en situation de demande d’emploi. Il lui faut à la fois jouer le rôle de coach individuel du demandeur et de conseiller RH pour l’entreprise.

Les agent·es de l’office régional de placement doivent pouvoir agir en tant que facilitateur, grâce à un processus non pas axé sur la sanction des demandeur·ses d’emploi, mais plutôt sur un accompagnement adapté, bienveillant et sur la mise en place de formations pertinentes, en lien avec les besoins des différents secteurs de l’économie genevoises.

 

La hausse du chômage notamment due à la crise du Covid a accentué la pression sur les offices de placement. Il faut veiller à ce que les agent·es ne soient pas en charge d’un nombre trop important de dossiers, car cette situation détériore le travail d’accompagnement et limite les résultats en matière de retour rapide à l’emploi.