Emploi et insertion professionnelle

En 2015, Genève était le canton comptant le taux de chômeurs et chômeuses le plus élevé de Suisse.
Depuis l’entrée en fonction du Conseil d’Etat actuel, le nombre de demandeurs d’emploi et de chômeurs inscrits n’a quasi pas fluctué. Comment expliquer cette inertie ?
L’une des erreurs du gouvernement actuel aura été de maintenir sous la responsabilité de deux Conseillers d’Etat différents la promotion économique et le chômage. Séparer l’offre de la demande d’emploi est un manque total d’efficacité qui nuit au besoin de définir une stratégie commune en matière économique.
C’est pourquoi, je propose de repenser cette vision en silo de l’emploi et d’apporter une réponse au développement économique de notre canton en offrant un réel accompagnement à la réinsertion professionnelle.
Emploi et insertion professionnelle
Une organisation atomisée

 

Le Conseil d’Etat a commis une faute irréparable il y a de cela plusieurs législatures en mettant sous la responsabilité de deux Conseillers d’Etat différents la promotion économique et le chômage. Sous la tutelle de l’un, la demande d’emploi, sous l’autre l’offre. Etant donné la nature du pouvoir et les tensions que le marché de l'emploi produit immanquablement, c’était les conditions idéales pour rendre l’Etat borgne l’empêcher de répondre de manière satisfaisante à l’un des défis les plus importants de notre société. 


Cette même scission a été opérée dans les ORP. Les conseillers ORP ne sont plus spécialistes de secteur, mais des généralistes. Ils ne maîtrisent donc plus les dynamiques d’un secteur et leur tâche est rendue plus ardue par cette organisation atomisée.

Revoir l'accompagnement des demandeur-euse-s d'emploi

 

J’appelle de toutes mes forces à ce que ceci soit corrigé, tant au plus haut niveau de l’Etat que dans le suivi des Offices régionaux de placement de l’Office cantonal de l’emploi.

 

Pourquoi ? Parce que l’emploi a un rôle fondamental dans la structuration de nos vies, puisque la valeur « travail » reste l’une des principales sources pour les individus pour trouver leur place dans la société et la rémunération d’une vie digne. Mais l’emploi reste un marché et doit être abordé comme tel. 

La même personne doit donc comprendre à l’échelon du chômeur les besoins du secteur dans lequel celui-ci cherche un emploi et ses besoins de complément de formation si nécessaire. Pour ceci, il devrait aussi être en lien avec les entreprises du dit secteur d’activités pour pouvoir leur présenter rapidement des personnes en situation de demande d’emploi. Il lui faut à la fois jouer le rôle de coach individuel du demandeur et de conseiller RH pour l’entreprise.
 
Au niveau politique, le pilotage du marché du travail exige que ce soit la même personne qui s’intéresse à la demande d’emploi des entreprises, soit consciente de leurs exigences, de la concurrence auxquelles elles font face, des enjeux technologiques et à l’offre d’emploi pour en constater les écarts éventuels, soutenir les demandeurs d’emplois qui en ont besoin pour se remettre à niveau. Sans quoi, Genève restera en queue de peloton fédéral avec l’un des taux de chômage les plus élevés du pays.